Les troubles de l’oralité alimentaire et – la logopédie –

Les logopèdes sont de plus en plus sollicité.e.s pour prendre en charge les troubles de l’oralité alimentaire.
Quels sont-ils? Comment les reconnaître? Et si ce que l’on prend souvent pour des caprices à l’heure du repas n’en n’étaient pas?
Découvrez les multiples facettes de la dysoralité au travers de cet article d’Audrey Lecoufle et d’Emeline Lesecq-Lambre, orthophonistes au CHRU de Lille.
Aux Chaperons aussi, certaines logopèdes de l’équipe sont formées en troubles de l’oralité. N’hésitez pas à nous contacter.

Lire l’article: Les-troubles-de-loralité-alimentaire-et-la-logopédie

Le jeu des accords

Petit jeu tout simple préparé pour mes moyens qui galèrent un peu avec les accords du nom et de l’adjectif.
Voici les fichiers à télécharger, il suffit d’imprimer sur des feuilles de couleurs différentes et mettre des couleurs dans le parcours.

Lorsque l’on arrive sur une case rond, on prend un mot de la couleur de la case. Certaines cases permettent de prendre la couleur qu’on veut et d’autres permettent de prendre plusieurs mots d’une même couleur.

En fonction du niveau des enfants, les mots sont visibles ou à piocher au hasard.

Le but du jeu est d’obtenir le plus possible de phrases correctes au niveau du sens et au niveau des accords.
Selon le niveau des enfants, la finalité peut aussi être coopérative. Dans ce cas, on troque ses mots pour créer de nouvelles phrases tous ensemble.

Fichiers à télécharger:

jeu-des-accords

plateau-jeu-des-accords

 

(Article de Sophie Lenaerts)

Les astuces des logopèdes pour aimer les multiplications

Promis, je n’ai pas exagéré le titre. Je suis allée à la rencontre de mes collègues logopèdes pour leur demander quelles étaient leurs techniques qui font mouche, leurs astuces sans faille et leurs bons tuyaux pour apprivoiser avec plaisir et bonheur le monstre « multiplication ».

Leurs techniques s’ajouteront donc aux miennes, avec en bonus des jeux à télécharger. Elle est pas belle, la vie?

Tout d’abord, pour planter le décor, un petit tour d’horizon de ce qu’on demande au cerveau de nos enfants lorsqu’on leur dit un truc du genre « 3X4=? »

– On leur demande en langage codé (littéralement!) de se représenter 3 paniers posés sur le sol, dans l’herbe du verger, avec 4 pommes dans chaque .
– On leur demande de comprendre qu’un nombre représente une quantité et que cette quantité, peut être multipliée.
– On leur demande de comprendre qu’un x, ce n’est pas un +. Donc en gros, il suffit de tourner un signe d’un 8ème de tour pour qu’une addition devienne une multiplication (mélangez ça avec une pincée de dyslexie, un soupçon de difficultés d’attention et une louche de brouhaha de la classe…)
– On leur dit que c’est plus facile de faire 3X4 que de faire 4+4+4 alors qu’ils ont commencé l’apprentissage du calcul avec les additions et qu’en fait, pour eux, c’est plus facile d’additionner que de multiplier.

Bref, c’est un exercice assez compliqué pour eux car ils doivent associer des compétences de lecture, d’abstraction, d’arithmétique et de représentation mentale. Aux grands maux, les grands remèdes; c’est le moment de sortir les jeux et les cure-dents.

Petite précision à propos des tables de multiplication: Ca ne sert à rien de les connaître par coeur comme une chanson. Au mieux, ça servira à avoir de beaux points à quelques interros (ce qui est toujours sympa, ok). Mais un jour, la table de 7 arrive, et bardaf.
Sur le long terme, ils finiront de toutes façons par les connaître, à force de les utiliser. Le bon apprentissage demande surtout de les comprendre.

1. La représentation mentale

L’essentiel, pour une bonne compréhension de ce qu’est « multiplier » est de se représenter des paquets.
Symboliser les opérations
pour les comprendre.
Une bonne méthode pour aider les enfants à symboliser les opérations consiste à ne pas leur demander la réponse, mais leur demander de mettre le calcul en situation et éventuellement trouver la réponse suite à leur manipulation. « Si je te dis « 3×4″, ou 3 paquets de 4, trouve-moi un exemple qui te permet d’utiliser ce calcul ».

Des boîtes et des cure-dents peuvent aider la manipulation. Ou des bols, des verres, peu importe le contenant, et des bouchons, des bonbons, des billes, des pièces…

Un autre moyen pour la représentation mentale est « Le jeu des multiplications« . Il s’arrête à 6×6, ce qui permet de favoriser le processus et pas le calcul en lui-même. On prend deux dés, deux crayons de couleurs différentes et une feuille de papier quadrillé. On lance les deux dés et on dessine un rectangle en repassant sur le quadrillage. Les mesures du rectangle correspondent aux chiffres obtenus sur les dés. Cela permet de se rendre compte que 2X6, c’est juste 2 rangées de 6 cases. On peut compliquer le jeu en ajoutant un peu de stratégie, le but est alors de bloquer l’adversaire.

Cadeau n°1: Une fiche à imprimer pour jouer chez vous à volonté, au coin du feu, tranquillou.

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2. La mémorisation

Une fois que le système de multiplication est bien rentré dans leur jolie caboche, on agit sur la mémorisation. Cela sera plus facile vu qu’ils n’auront plus l’impression de devoir apprendre des nombres en vrac.

La règle numéro un, c’est de s’économiser. On fait le tour des calculs moins faciles à retenir dans chaque table et on n’agit que sur ceux-là. 0x7, 1×7, 2×7 et 10×7, c’est facile, ce n’est même pas la peine de s’attarder dessus. On s’économise et on va directement  sur les autres. Les jeux ne manquent pas.

La cocotte en papier fonctionne assez bien. (Petit rappel pour plier une cocotte: on prend une feuille carrée, on marque le milieu, on ramène chaque coin vers le milieu, on retourne le tout, on re-ramène chaque coin vers le milieu, on plie en deux sur chaque médiane, juste pour marquer les plis, et enfin on passe ses doigts par dessous pour jouer avec la cocotte). On note des calculs à l’intérieur et les réponses par dessous. Les enfants disent un chiffre et la cocotte démarre, ils choisissent un calcul parmi les 4 calculs proposés et doivent donner la bonne réponse. Chacun à son tour.

Le serpent des tables permet de fixer de façon visuelle les nombres appartenant à telle ou telle table. C’est valable également pour d’autres petites règles de calcul (les nombres pairs ou impairs, les nombres de la table de 5 -qui se terminent par 0 ou 5- ceux de la table de 10, etc.) Tout ce dont vous avez besoin est un quadrillage. Vous écrivez les nombres recherchés pour former un serpent et remplissez ensuite les cases libres avec des nombres qui ne font pas partie de votre sélection.

Cadeau n°2: La fiche du serpent de la table de 7.

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Pour activer la mémoire sur le plan kinesthésique avec les enfants qui retiennent mieux en bougeant, on peut créer un jeu de piste. Des petites fiches pliées en deux. Sur la face avant, un calcul. A l’intérieur, la réponse, et à l’arrière, l’indice pour aller au calcul suivant; A la clé une récompense (un bon pour un bisou, un bon pour une pause de 20 minutes avant les devoirs tous les jours de la semaine, une clémentine….) Ce n’est pas grand chose et ça ajoute un enjeu.
Le calcul réussi permet d’aller au calcul suivant. Si ce n’est pas bon, on retourne au début *insérer un rire diabolique ici*
Allez allez, un petit effort d’imagination et vous trouverez plein de cachettes pour les indices. Dans le frigo, dans les toilettes, entre les essuies, sous la gamelle du chat… Faites le parcours avec votre enfant. L’enjeu donne parfois envie de contourner les règles 😉

Le puissance 4 des tables de multiplication est assez sympa également.

Il faudra, par contre, donner de sa personne puisque vous aurez besoin de deux dés à 12 faces (des dodécaèdres, vous trouverez ci-dessous un lien vers le patron, à imprimer sur du papier un peu cartonné, découper, plier…. j’avoue qu’une fois que les dés sont terminés, on a un peu envie de les mettre sous cloche et assommer le premier qui y touche – ça se vend peut-être en version « à personnaliser ») Sur ces dés, on note les nombres de 1 à 10 et on colle 2 jokers.

Vous aurez aussi besoin de la grille de réponses, à télécharger ci-dessous également. D’autant de crayons colorés que de joueurs. Et c’est tout.

On lance les deux dés, on résout l’opération et on colorie la case qui correspond au résultat. Le but est d’aligner horizontalement, verticalement ou en diagonale 4 cases coloriées dans sa couleur;
Chaque réponse est écrite plusieurs fois (à part les carrés, c’est logique) et donc, comme c’est un puissance 4 et qu’on est stratège, on choisit avec minutie la case qu’on va colorier pour ennuyer nos adversaires. Il y a 2 jokers par dé. Si, en lançant les dés, on a 1 joker et un nombre, on est libre de multiplier ce nombre par ce qu’on veut pour colorier une case stratégiquement intéressante. Si on obtient 2 jokers, on colorie la case que l’on veut;

Cadeau n°3:  Le puissance 4 des tables à imprimer, le patron du dodécaèdre, les jokers et la grille de réponses.

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Bataille est aussi un super jeu. Soit bataille dans une seule table, soit en mélangeant les tables, soit, encore plus subtil, en mélangeant les cartes de multiplications à des cartes d’additions. Ça permet de fixer les difficultés de traitement entre ces deux opérations, pour les enfants qui confondent encore un peu. Bataille permet aussi de favoriser les compétences en approximations puisqu’ils auront vite fait d’éviter de calculer mais essaieront quand même de se rapprocher de la réponse. Le jeu est valorisant même lorsqu’ils ne connaissent pas encore parfaitement leurs tables puisqu’ils peuvent gagner sans avoir énoncé de bonne réponse (pour rappel, on gagne la main lorsque l’on a la carte avec la plus grande valeur)

Cadeau n°4:  Les cartes à imprimer sur du papier un peu cartonné pour jouer à bataille. Je me suis limitée aux tables de 7 et 9, vu que généralement ce sont celles-là qui sont moins vite retenues mais vous pouvez en faire autant que vous voulez (traitement de texte, créer un tableau de 4 lignes et 4 colonnes, et remplir les cases par des calculs) J’ai ajouté quelques cartes d’additions. Imprimez-les en double pour pimenter et allonger le jeu.

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On n’oublie pas la petite astuce pour la table de 9. La somme des deux chiffres vaut 9, toujours.

Toujours pour la mémorisation, mais avec un support très imagé, les Multi-Malins proposent des petites histoires animées. Le premier chiffre interagit avec le second et de cette interaction découle un résultat. Le support animé est complété de cartes derrière lesquelles des questions sont posées afin d’aider l’enfant à retenir le calcul dans sa forme séquentielle (l’histoire) et visuelle (les personnages représentent les chiffres)

Exemple pour 7×9 = 63: « La scène se passe à la piscine. Le 7 est en forme d’un plongeoir, le chiffre 9 est en forme d’un bonhomme à la tête d’oeuf et le signe “=” forme les vagues. Le 9 monte sur le plongeoir pour faire un plongeon. Il s’élance et saute en arrière. En l’air, il se retourne et devient un 6.
Comme la piscine est toute petite, il atterrit de l’autre côté et se cogne sur le rebord de la piscine. Il se fait alors des bosses en forme de 3 : « Boum ! » C’est le résultat 63 !  »

L’intérêt de ce matériel est qu’il donne une nouvelle représentation mentale. Le fait qu’elle soit animée aide beaucoup les enfants. Le 7 sera toujours un plongeoir et le 9 sera toujours un bonhomme à la tête d’oeuf. Chaque chiffre aura son image et les enfants s’amusent à retrouver quelle histoire met en relation les deux personnages et quel est le résultat de cette histoire. Etant donné que 7×9 = 9×7, ils n’ont qu’une partie des calculs à retenir.

Le site des multi-malins donne un exemple en vidéo.

Enfin, lorsque les tables sont comprises et relativement mémorisées, les enfants adorent les exercices chronométrés réguliers pour tenter de se dépasser et battre leur record de vitesse.

Voilà, voilà, avec tout ça, ils les connaitront, leurs tables! Il s’agit d’une liste très réduite par rapport à tout ce qui peut se faire, et les idées se pressent encore rien qu’en écrivant cet article.

Véronique (notre spécialiste du soutien scolaire), ainsi que Maud, Adélaïde, Madison et moi-même (la logo-team) espérons que ces quelques idées seront utiles et vous permettront d’aider vos enfants à appréhender les multiplications avec plaisir!

Article rédigé par Sophie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les instits: Adapter facilement le quotidien des élèves dyslexiques en classe

Il y a depuis quelques semaines, et comme à chaque début d’année scolaire, une énorme demande de logopédie. Il y a également, et je suis tellement heureuse de le constaster, des instituteurs et institutrices terriblement investi.e.s . qui me contactent directement ou demandent aux parents une liste des aides qu’ils peuvent mettre en place dans la classe.

 


D’abord, un petit rappel hyper-condensé-à-la-grosse-louche. La dyslexie est similaire à un court-circuit dans l’identification automatisée des mots écrits.

Elle est souvent accompagnée:
– de difficultés dans l’espace,
– de difficultés visuo-attentionnelles
-de  problèmes d’organisation.

Y’en a un peu plus, je vous l’mets quand même ?

Des difficultés dans l’écriture et dans l’orthographe font aussi souvent partie du « pack ».

Ce couac dans l’identification automatisée force les personnes dyslexiques à passer par la voie d’assemblage (b + a = ba) , ce qui est évidemment normal en début de 1ère primaire, mais qui devient handicapant lorsqu’il s’agit de lire des sons complexes (o + n = on et pas « one »). Pas évident non plus lorsqu’il s’agit comprendre des phrases et des textes. Toute l’énergie disponible est utilisée pour déchiffrer le texte, au détriment du sens. Alors quand en plus, on ajoute une petite touche de difficultés dans l’attention visuelle, et un soupçon de troubles de l’organisation spatiale, on se retrouve avec des inversions de lettres, de syllabes, des oublis de lettres, des confusions visuelles (n/u, p/q/b/d, m/n), etc.
Généralement, il faut de plus, rester bien assis sur sa chaise, alors qu’on galère et qu’on a juste envie de s’aérer, boire un peu d’eau et reprendre ses esprits… Et en plus, il y aura des devoirs ce soir. Pas facile, la vie d’écolier !

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De 2 ans et demi à 5 ans : Ateliers artistiques autour du conte.

Anne-Sophie, notre art-thérapeute, et Sophie, l’une de nos logopèdes mettent en commun leurs compétences et vous proposent des ateliers artistiques autour du conte.
L’idée: Des ateliers parent/enfant (un parent pour un enfant). Partir d’un conte, d’une histoire, d’un bel album et l’investir de façon artistique : mises en scène, marionnettes, créations plastiques, graphiques ou sonores…
Le fil rouge: favoriser une interaction positive et qui sort du quotidien entre le parent et l’enfant, permettre de nouvelles expériences, essayer, lâcher prise, laisser des traces, mettre des mots sur des émotions, mettre des couleurs sur des mots, mettre de la matière dans son émotion.

Ca commence le samedi 28 octobre, de 10 à 11h, et ce sera tous les 15 jours, au 12 rue Robert Tachenion, 7370 Elouges.
Dress-code: de vieux vêtements confortables que vous pouvez salir 😉

Réservation obligatoire au 0472/258570

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Aider son enfant à mémoriser les mots d’une dictée

Au bout de quelques mois en 1ère primaire, certains enfants passent déjà par l’épreuve de la dictée. Et ça va les suivre pendant quelques années…

 

 

 

 

 

 

Le principe: retenir des mots par coeur, de façon globale, mais non sans les analyser. Des compétences mixtes (analytiques et globales) sont donc déjà requises.

Comment aider vos enfants à utiliser leurs compétences fraîchement acquises et encore instables de façon efficace et durable?

En utilisant différentes façons de mémoriser, différentes stratégies.
Certains enfants auront plus de facilités avec leur mémoire auditive, d’autres avec leur mémoire visuelle, d’autres auront besoin de bouger pour retenir les mots…

L’idée est que si chaque enfant a une mémoire de prédilection (visuelle, auditive, kinesthésique, …) TOUTES les stratégies de mémorisations peuvent être utiles pour soutenir, comme des béquilles, la mémoire de prédilection. Et là, 30 ans plus tard, je me souviens que mes parents me disaient  « Par la porte ou par la fenêtre, mais ils vont rentrer, tes mots! »

Voilà donc PetitLoulou qui revient avec 5 mots à connaître.

Pour demain. #zen

Nous aurons tendance à lui dire de recopier chaque mot plusieurs fois et hop emballez c’est pesé. Bah non. Bien essayé mais c’est relativement rare que ça fonctionne aussi bien. Et souvent, c’est oublié le lendemain. Qui n’a jamais dit « Mais enfiiiiiiin tu les savais touuuuuuus hieeeeeer! »

D’autres solutions, plus ludiques:

La mémoire auditive.

– On va chanter les mots, les lettres… « Et dans le mot chaaaaaat il y a une lettre que je n’entends paaaaaas et cette lettre c’est… et cette lettre c’est… c’est le Tééééé » (tralalalaaaa) Ce qui est top, c’est qu’on peut chantonner tout en préparant le souper, en supervisant le bain…
– On va jouer aux énigmes façon « Questions pour un Champion » : « Je suis un mot de 4 lettres avec une lettre muette…. -pas de réponses? on continue – je contiens un A…… – pas de réponse? on continue- ma lettre muette est un T…. » etc. etc. jusqu’à ce que la réponse soit donnée (et puis logiquement, quand on repose l’énigme plus tard, la réponse est censée arriver un peu plus vite). Ca demande un peu de préparation si on a vraiment envie de se la jouer Julien Lepers, avec des fiches etc. La logopède que je suis aurait tendance à bidouiller un buzzer et mettre des points en fonction du nombre d’énigmes qu’il restait à annoncer…  Et si on ne prépare pas de fiche à l’avance, ça demande un peu d’habitude pour improviser les énigmes. Mais ça vient vite.

La mémoire visuelle

– Technique assez scolaire, on va dire à PetitLoulou de regarder ses mots et de souligner dans chaque mot ce qui lui semble compliqué. Pour vous ce sera peut-être la lettre muette, mais pour lui, non. Peut-être que lui, c’est le H (on est toujours dans « chat ») qui lui semble compliqué dans le mot, et peut-être que tout ce mot va s’articuler autour de la lettre H et que s’il retient qu’autour du H, il y a un C et un A et puis une lettre muette, ça fait « chat » et finalement ce n’est pas si compliqué. Donc c’est lui qui choisit ce qu’il trouve difficile dans les mots.
– Autre technique : le jeu MOV. on s’arme d’un dé et d’une étiquette pour chaque mot. L’idée est qu’après avoir observé l’étiquette d’un mot, on lance le dé et pour chaque face du dé, on trouve une question. Par exemple, si on tombe sur le 3, il faut dire combien de lettres compte le mot. Si on tombe sur le 5, il faut dire s’il y avait un A dans le mot…. adaptez vos questions au niveau de PetitLoulou. Des idées de questions: combien de lettres, combien de voyelles, combien de consonnes, y a t’il une lettre muette, y at’il un A, y a t’il un E, y a t’il un I (un O, un U….), épeler à l’endroit, épeler à l’envers (brrrrrr)….
On peut rendre le jeu encore plus ludique en utilisant un plateau avec des cases, et si on répond bien, on peut avancer du nombre de cases indiqué par le dé. Sinon on recommence à mémoriser.
Avec des lettres mobiles: remettre les lettres dans l’ordre. On lui donne les bonnes lettres et il doit les remettre dans l’ordre, ou on est un peu vicieux et on lui en donne une en trop (haha). Non, en vrai, on ne lui en donne une en trop que s’il est déjà drillé aux dictées depuis quelques semaines et jamais sans le prévenir qu’il y a un piège.
– Montrer une étiquette-mot pendant une ou deux secondes et, une fois cachée, demander à PetitLoulou quel était le mot. On en profite pour activer la mémoire de travail, ça peut toujours servir.

La mémoire kinesthésique

Les personnes pour qui la stratégie de prédilection est kinesthésique ont besoin de bouger pour retenir. Bricoler, cuisiner, sauter, vivre les apprentissages avec leur corps.
-On va pouvoir proposer à PetitLoulou de sauter autant de fois qu’il y a de lettres,
-de construire les lettres en plasticine (est-ce utile de dire que la plasticine ne fonctionne plus quand ils passent à 15 mots par semaine?),
– de travailler verticalement (un tableau magnétique, des lettres mobiles ou une craie…).
– Toujours avec les lettres mobiles, les mettre dans un sachet en tissu et lui dire de toucher les lettres sans les voir. Une fois qu’il a reconnu une lettre, la sortir du sachet, si c’est la bonne lettre, on la garde sur la table, sinon elle retourne dans le sachet. Quand toutes les lettres ont été découvertes, il n’y a plus qu’à les remettre dans le bon ordre.
– Se positionner à un endroit de la maison et écrire l’un des mot sur une étiquette. Un autre endroit pour un autre mot, etc. « Mais si, souviens-toi c’est celui que tu as écrit quand tu étais sous la table… »

Bonne résolution pour cette année scolaire, on arrête de les empêcher de bouger pendant les devoirs. On cadre (on vend des coussins d’eau qui permettent de gesticuler sur la chaise, on peut aussi mettre un grand bac rempli d’éléments à mettre sous les pieds, les pieds gesticulent et le cerveau apprend…), on trouve des solutions ludiques… Cette année, on les laisse apprendre avec le corps.

Bientôt, nous verrons comment faire quand ça se complique et que la mémoire n’est plus suffisante, quand il y a des phrases à analyser, des règles à retenir…. tout un programme!

Bon amusement, les parents 😉

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Des lettres dans le dos pour aider les débuts de la lecture

Si certains enfants sont déjà curieux des lettres et de leurs sons dés la 3ème maternelle, la grande majorité fera ses premiers pas dans la lecture en 1ère primaire.

Généralement, ça commence par les voyelles, des lignes de a, des lignes de i, entourer les a, entourer les dessins où on entend a, puis i, etc. etc.

C’est si facile de s’emmêler les pinceaux dans ces nouveaux apprentissages. Passer d’un signe à un son, associer ces signes et ces sons… Sans oublier qu’en même temps, on apprend à connaître ses copains, on apprend à vivre en groupe, on apprend à tenir assis dans une classe, on apprend les calculs…
Pour se mettre dans la peau d’un enfant de 1ère primaire, imaginez-vous apprendre le chinois, le japonais et le russe en même temps.

Voilà.
Ils ont fait ça pendant une bonne partie de la journée, à l’école. Ils sont fatigués. Et ils ont une ligne de a à faire le plus parfaitement possible, ou lire leurs premières syllabes. Et il est passé 16h. Voire bien plus tard. Et c’est difficile.

Voilà pourquoi on va ludifier tout ça; Petite activité du week-end, quand les devoirs sont loin derrière. Il est important de présenter tout ceci de façon informelle. Ce n’est pas du travail, c’est un jeu.

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